Qu’est-ce qui fait des Villes?

Sur le Journal de création du Théâtre de la Pire Espèce, je reviens sur la représentation de Villes – collection particulière à laquelle j’ai assisté en février dernier… avec un public de cégepiens!

Extrait:

De chuchotage en coup de coude, les pauvres Mégane de ce monde, sont malheureusement tombées sur la ville qui n’est pas la plus inspirante. Devant moi, un Maxime avait aussi droit à toute l’attention dont il pouvait rêver, lorsque la ville statistique qui porte son nom s’est déployée dans un amalgame de bâtonnets. J’ai bien failli me pencher contre son oreille pour le rassurer: cette ville est UNE Maxime, puisque toutes les villes portent des prénoms de femme. Ne t’inquiète pas, rien ne t’oblige à assumer l’opprobre d’une figure de comptable en rentrant chez toi dans un autobus jaune avec des collègues rapaces.

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Les corps virtuels

J’étais à C’est fou samedi dernier pour participer à leur deuxième émission sur le corps. Avec Serge Bouchard et Jean-Philippe Pleau, nous avons discuté de corps virtuels et de la place du corps dans les relations en ligne.

Pour entendre la chronique.

Une seule nouvelle du corps

Cette semaine, un seul ajout sur le site corps dedans/dedans. Parfois c’est suffisant. Ou déjà trop. Il y est question du bas-ventre.

Extrait:

C’est une histoire qui commence contre un arbre. Il serait difficile, même avec forces détails, de justifier le pourquoi du comment j’en suis venue à me coller le ventre sur un arbre. C’était un arbre bien particulier. Un arbre qui arborait un nœud. Un nœud qui ressemblait tant à un sexe de femme qu’il y avait quelque chose d’impudique à s’y frotter. Je sais, les détails n’améliorent pas l’histoire.

Quelques nouvelles du corps

Après un long silence, voici enfin une mise à jour de corps dedans/dehors. Il y est question de fatigue, de douleur et de mes arrières. De dents aussi. Mais surtout de cils, de rouge, de teint, d’imperfections et de deux paupières.

Extrait:
C’est l’étape que je préfère si la poudre est bonne. Compacte, juste un peu grasse pour adhésion idéale. Ne me parlez pas de corps huilant, je ne veux rien qui glisse. C’est l’étape où je me crois douce.

Quelques nouvelles du corps

C’est le moment de la mise à jour de corps dedans/dehors. Cette semaine (où je baigne dans les souvenirs), il est question de puberté, de mimétisme, de lecture, du sentiment d’être traquée, de linge mou et d’insomnie. Ah, et de jointures.

Extrait:

– quand s’habiller comment pourquoi et où – pourquoi comment quel endroit tolère le linge mou – quoi faire pour cesser de se maquiller comment au moindre prétexte – pharmacie psy épicerie tutti quanti – pourquoi autant toujours vouloir paraître neuve – comment savoir si et pourquoi le mou serait confiance ou non – comment hein –

La langue est-elle fasciste?

Hier soir, à C’est fou, nous discutions du pouvoir des langues et nous sommes revenus sur l’affirmation frappante de Roland Barthes: « La langue est fasciste. »

C’est par ici.

Quelques nouvelles du corps

Voilà venu le moment de la mise à jour corps dedans/dehors! Cette semaine un peu de traces, de vibration et de lourdeur. Mais aussi les nerfs et les chevilles.

Extrait:

Les vêtements laissent parfois des traces sur la peau. Coutures et plis, comme des pochoirs mouillés sur l’automne des trottoirs. Une poésie qui me permet parfois de confondre vergetures et dentelles.

Les rêve d’enfant

Cette semaine, sur le Journal de la création du Théâtre de la Pire Espèce, on s’interroge avec Olivier et Francis sur ce qui appartient à l’enfance dans le théâtre d’objets.
Extrait:
D’ailleurs, cette scène où les astronautes commencent à jouer avec leurs sandwichs comme si c’étaient des vaisseaux me semble tellement riche. On peut alors se demander : est-ce que tu joues encore au vaisseau quand tu es dans un vaisseau? Est-ce que tu joues encore à réaliser tes rêves quand tu les as réalisés? Pourquoi tu joues à ta vie? Il y a quelque chose là qui touche à ce qui dans l’enfance relève du « faire comme si » et qui ouvre un doute : et si tout cela était une mise en scène de grands enfants?

Quelques nouvelles du corps

La plus récente mise à jour du projet corps dedans/dehors aborde le corps à ses extrêmes: de la nuque à la malléole! Mais il est aussi question du sommeil, de pleurs et de fond (?).

Extrait:
Il y a une hypothèse première : peut-être qu’il n’y en a pas. Comme le cliché du puits sans.
Il y a une deuxième hypothèse : peut-être qu’il y en a trop, tout en concave. Que ça glisse hors de.
Ma tâche : méditer sur ces hypothèses jusqu’à ce que ma raison colonise ma compulsion.
J’échoue.

La naissance d’une marionnette

Ma plus récente chronique sur le Journal de création du Théâtre de la Pire Espèce je reviens sur leur création de 2015: Persée. Avez-vous déjà assisté à la naissance d’une marionnette? C’est par ici.

Extrait:

«Pendant que Tetley et Phips se concentrent sur les autres objets de la caisse, Digby est particulièrement intrigué par cet artefact libéré du cordon. Celui-ci se retrouvera rapidement réfugié au fond de son bras replié, l’objet évoquant déjà une étonnante fragilité alors même que sa métamorphose en marionnette est à peine commencée. L’efficacité de cette scène rappelle jusqu’à quel point c’est bien plus dans la manipulation de l’objet (que dans sa forme évocatrice ou son décor) que celui-ci s’incarne.»