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03/12/2011

Commentaires

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Je pense qu'elle aussi ne savait pas tout. Moi ça m'a pris un océan pour comprendre quels étaient les malaises à la maison aussi. C'est facile les bouc émissaires, et c'est évident que ceux qui laissent des messages de menaces aux "bullies" ont vraiment rien compris à cette histoire.

J'avoue que personnellement je trouve ça toujours étrange que des gens ont été "bullied" et avaient des amis, simplement parce que j'en avais pas - ponctuellement il y avait d'autres jeunes qui me parlaient mais généralement au bout de quelques mois ils arrêtaient. La dernière année je l'ai passée seule dans les couloirs. Enfin, je veux juste dire il y a tout un différent spectre de situations.

C'est une histoire triste, et je pense que ça dénote le besoin d'avoir plus d'interventions psy pour les ados - pourquoi les réserver à ceux qui font des troubles? Encore une fois on ne transfère pas les comportements d'adultes aux ados.

Superbe texte, merci de ramener de la nuance dans un monde qui en manque tellement.

Ma fille, tu m'étonneras toujours par la justesse de tes propos. Mais au Québec on est comme ça. Un itinérant meurt gelé, un sapin de Noël enlevé, un musulman à la cabane à sucre, tout est prétexte à une soudaine prise de conscience. C'est comme si l'omerta du bien paraître qui est organisée en système est soudainement brisée et qu'on voudrait ne pas voir la réalité en face. On fait alors beaucoup de contrôle médiatique pour ensuite retomber dans une prétendue normalité jusqu'à la prochaine crise.

@Dad: je vous rassure, ce n'est pas propre au Québec, mais bien à la société spectacle qui sévit partout en Occident (et même pê ailleurs, je ne sais pas je n'y suis pas!)
@L'auteure: votre propos est si juste. Le suicide est un drame intime, et relève de profondes failles psychologiques comme souvent le fait de passer à l'acte pour les criminels. Les réduire à des causes sociales, c'est en oublier la nature pathologique et les minimiser... En France, on débat de ce sujet autour des récidivistes (notamment pour le cas de viols), la solution proposée: les enfermer, à vie, sachant que cela est impossible car trop cher pour la société. Mais jamais on ne propose de "soigner"!

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