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26/12/2011

Commentaires

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Merci Catherine. Je n'aurais jamais eu les mots pour exprimer si bien ce que je ressens envers cette vision de la société. Ça me fait du bien de lire ça. Cette lourdeur dont tu parles, je la porte avec conviction même si de temps à autres je souhaiterais la laisser couler au fond pour rejoindre les remous, qui semblent si importants, si clinquants. Je me suis demandé longtemps pourquoi j'en était incapable... J'en arrive au même constat que toi.

Merci Nini. Je t'avoue que ce texte a été l'un des plus difficiles à écrire cette année. Ça ne va jamais de soi de mettre des mots sur des impressions furtives.

Comme les changements géologiques, les changements sociaux significatifs se font sur le long terme. J'ai l'impression que le déferlement constant d'informations - généralement superficielles - qui nous submerge donne l'impression que tout bouge alors qu'au fond les choses changent très lentement.

Comme Obélix qui regarde pousser le chêne, les gens veulent voir les choses changer. Mais je ne pense pas que l'humain soit fait pour appréhender l'instantanéité alors qu'il y est de plus en plus soumis. Il utilise de plus en plus des outils qui lui en donnent l'impression, mais ce flux croissant d'information qui alimente son cerveau ne correspond à aucune réalité. On demande à ce cerveau de faire des choses pour lesquelles il n'a pas été "conçu". D'où la fatigue, la déprime, le sentiment d'impuissance, la morosité.

Peut-être que les mélancoliques réussissent à rester à distance de ce bruit informationnel. Nous -moi aussi- réussissons à ne pas courir le visage collé sur tous ces arbres et pouvons ainsi mieux voir la forêt... sans nous soucier des arbres qui poussent :-)

jean

Je repense à notre conversation de ce midi et à mon désenchantement face au réseau de la santé, cette baleine qui menace d'échouer, qui cherche ses repères... et je me dis qu'au fond ce qu'il me reste à faire, c'est faire mon travail. De mon mieux. Jour après jour. Point. Parce que chaque personne que j'apaise un peu en apaisera une autre et que peu à peu, à partir des individus et de leurs familles, dans le temps long et les vastes espaces, les choses évolueront.

Merci ma chère. Quelle merveilleuse façon de terminer l'année. Apaisée.

Vrai. Apaisée est un bel état!

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